Justement, c'est à cette dernière hypothèse qu'adhère Y. Basile, historien, dont les écrits serviront de base à analyse.
L'histoire de Y. Basile commence par une inetrrogation: "Que n'ai-je entendu dans ma jeunesse sur les cannibales Nègres?". Sans prendre le temps de se répondre, tellement il en a trop enetendu, l'historien poursuit par un témoignage banal, mais qui a le mérite d'avoir déclencher en lui cette motivation à établir une vérité historique: " Au cours d'une réunion de la IIme Internationale Socialiste, avant la première guerre mondiale, le socialiste Kautsky, dénonçant le colonialisme, s'était fait apostropher par le délégué hollandais Van Kol par ces mots (je cite de mémoire) : "Va donc prêcher le socialisme chez les Nègres si tu veux servir de festin aux cannibales"" . La remarque de Van Kol ne sont pas tombées à l'oreille d'un naïf qui crois passivement à tout ce que l'on lui raconte sur les étranger vivant de l'autre côté de la mère dont l'histoire est par conséquent difficile à vérifier. Certes, Y. Basile n'a pas la possibilité de faire la marche arrière de l'histoire pour sa curiosité, mais fort heureusement, la roue de l'histoire tourne. Et c'est au court d'une de ces tournée que Basile vérifiera la véracité des propos du Hollandais. En effet, affirme Basile, "c'est en lisant plus tard l'histoire de l'Afrique Noire que je me suis rendu compte que tous ces prétendus "cannibales Nègres" n'étaient que la tentative (longtemps réussie) de justifier les "pacifications" et chasses aux esclaves transportés ensuite outre-Atlantique sur les navires qu'Aimé Césaire appela avec raison des Géhennes Flottantes. Voilà pour les cannibales Nègres", conclut-il.
Même si l'auteur de le précise pas, personne n'ignore aujourd'hui que ce
furent ces pretextes qui servirent aux invasions coloniales avec ses méthodes de "pacifications" qui firent des peuples Africain, les peuples les plus soumis. Oui , quand on a vécu pendant plus
de deux cents ans sous la botte de l'armée coloniale qui piétina, maltraita, tortura fils, père et grand père; qui viola fille, femme et mère; et pour finir incendia cases, hameaux et villages
sans sommation, comment ne pas avoir crainte pour celui qui tortura et continue à torturer! Mais la roue de l'histoire tourne toujours, et l'Africain redevient fort, audacieux prèt à renverser la
tendance ( car le Nawada de Siou ne se déclare jamais vaincu, mais il sait faire semblant de capituler pour mieux attaquer).Les noirs qui se servent des hommes commes repas à leurs festins? Ca s'appelle le cannibalisme. Le blanc à frappé fort, très fort fort, tellement fort qu'il a réussi à monter la même théorie à l'égard des Indiens: l'anthropophagie.
ANTHROPOPHAGES. Ce mot est un composé grec de "anthropos" = "homme", et "phagos" = "qui mange". Naturellement, explique notre historien Basile, quand le mangé est un homme. Mais, selon lui, ce ne fût l'homme, le blanc qui fût mangé, au contraire. Car justement, Y. Basile, en poussant sa curiosité plus loin fit d'autres découvertes étonnantes. Oui il découvrit que les Indiens étaient mangé par les blancs, les conquistadores des amériques. D'après ceux qui subjuguèrent les Indiens, ces derniers n'étaient pas des hommes mais "l'animal le plus proche de l'homme". Cependant ce ne fut pas parce que les Indiens étaient des "animaux" que l'homme blanc en a mangé, se permet-il de préciser. Quand il est un Indien, l'homme blanc qui l'a mangé n'est plus un anthropophage mais un indianophage!? Voyons donc comment on devient indianophage. "Conquistar" est un mot espagnol, mais, comme le précise Basile, il n'y a pas eu que des Espagnols pour avoir été conquistadores. Quand le grand Empereur d'Autriche Charles Quint, , en même temps roi d'Espagne Charles I, s'était trouvé en difficulté de trésorerie pour corrompre les Grands Electeurs Allemands (qui le hissèrent au trône impérial d'Autriche contre François 1er) explique t-il, il vendit toute la côte Nord de l'Amérique du Sud (Venezuela et Colombie) avec droit de s'enfoncer aussi loin que l’on pût à l'intérieur. Les acheteurs étaient la grande Maison WEISER de Augsbourg en Allemagne, qui l'acheta pour y organiser la Ruée vers l'Or et surtout la chasse à l'homme (pardon, je voulais dire la chasse à l'Indien) pour le marché d'esclaves de l'Ile La Española où le commerce le plus florissant alors était le trafic de chair humaine.
On lit dans l'histoire de Colombie du Révérend Père Jésuite Rafael M.GRANADOS qu'une expédition composée d'un groupe d’allemands et d'espagnols parti chasser l’Indien avec pour chef l'allemand Ambros DALFINGER. Mais laissons plutôt Pater Granados nous conter cette historiette en commençant par le pedigree de Dalfinger :
"...prototype de soldat aventurier et cruel, il arriva fin 1528 avec son armée(...). Tous étaient autorisés à voler leur or aux Indigènes, brûler leurs huttes et pratiquer la chasse à l'esclave. Dalfinger était accompagné de 160 soldats d'infanterie et de 40 cavaliers, pour entreprendre une expédition profonde. Pour empêcher les Indiens capturés de s'enfuir, ils les transportèrent la tête enfilée dans une longue chaîne. Si un malheureux, accablé, n’avait plus la force d’avancer, on lui coupait la tête pour dégager la chaîne..."Et on lit plus loin que n'ayant pas reçu depuis longtemps de ravitaillement,
"...tenaillés par la faim, ils tuèrent des Indiens pour les manger. Les membres de l'expédition eurent alors peur les uns des autres et se dispersèrent..." (Rafael M.Granados, S.J., HISTORIA DE COLOMBIA, Medellin 1953, p.p.101 et 102.)Dispersés parce qu'ils voulaient bien manger des Indiens mais pas être mangés par leurs frères d'armes; la confiance régnait, ils se connaissaient bien.![]()
Pour la plupart de nos historiens les Européens allèrent en Amérique (et ailleurs...) pour, entre autres bonnes causes, "mettre fin à des pratiques barbares de consommation de chair humaine". Mais, nécessité faisant Loi, quand on est un homme civilisé, au lieu de se nourrir de racines comme faisaient les "sauvages Indiens" en nécessité, "sans Loi", ils préférèrent manger des Indiens plutôt que des racines bonnes pour les "sauvages", se permet-i d'ironiser. Après tout, avec cela ils ne commettaient pas d'anthropophagie, mais de l'indianophagie, puisque l’Indien était bien "proche de l'homme", mais "animal" tout de même. Il y a certainement eu bien d'autres cas semblables, mais, pudeur, les chroniqueurs et les historiens de l'époque n'étaient pas tous des Grenados, précise Basile.
Un autre cas presque semblable, (presque parce que raté, les "sauvages" Indiens ayant couru plus vite que les indianophages)rapporte Y. Basile, se produisit avec des pirates (pardon, des "Corsaires"!) de Sa Gracieuse Majesté Britannique Charles II. Le pirate Anglais Sir Henry Morgan, anobli par son roi en récompense de ses pirateries, s'était une fois enfoncé avec ses hommes trop à l'intérieur de l'Isthme de Panama en porteur de civilisation. Affamés, lui et ses hommes, dans leur chasse aux vivres :
"virent une centaine d'Indiens de l'autre côté de la rivière s'en aller en courant. Quelques boucaniers plongèrent et nagèrent jusqu'à la rive d'en face, résolus, s'ils tuent un Indien et ne trouvent par de vivres chez eux, de le manger." (Exquemelin, THE BUCCANIERS OF AMERICA, Penguin, Londres 1969, page 189.)Voilà terminé des cas d'indianophagie. Voyons maintenant un peu à propos d'anthropophagie, c'est à dire des cas où les mangés étaient des anthropos, des Européens, seuls dignes du nom d'hommes, et mangés non pas par des Indiens ou des "cannibales nègres", mais par leurs propres frères d’armes.
Alors, a n t h r o p o p h a g i e ! En août 1535, raconte Basile Y., une flotte de douze navires leva l'ancre des eaux du Guadalquivir en Espagne, en direction de l'Amérique du Sud, composée de 1.500 hommes dont 100 Allemands sujets de Sa Majesté Impériale Charles Quint d'Autriche, et 100 chevaux. Au bout de quatre mois ils atteignirent l'estuaire du Rio de la Plata, là où se dressent aujourd'hui les gratte-ciel de la gigantesque Buenos Aires. En arrivant ils prirent contact avec les Indiens locaux, les Querandis. Comme partout ailleurs, avant de faire leur connaissance, les Indiens les reçurent dans une ambiance de grande hospitalité. Les Querandis étaient un peuple qui vivait de pêche et de chasse. Ils avaient tout fait pour les régaler de poissons et gibier, heureux de découvrir des hommes qui n'étaient pas faits comme eux. Mais comme l'hospitalité tournait au vasselage, tout "sauvages" qu’ils étaient, ils osèrent se fâcher comme ferait tout homme normal envers un "hôte" qui s'installe chez-vous en maître de céans. Nos Querandis s'enfoncèrent donc à l'intérieur de leur forêt pour fuir ce genre d' "hôtes". Les conquistadores, fâchés à leur tour pour la perte de leur unique source de ravitaillement (trop paresseux pour chasser et pêcher eux-mêmes), se mirent à les poursuivre pour les obliger à continuer leur "hospitalité". Les Indiens ne se laissèrent pas intimider par la supériorité des armements. Ils se défendirent en "guérilla" comme on dirait aujourd'hui, mirent le feu au camp de leurs "hôtes", ainsi qu'à quelques-uns de leurs navires. La famine commença alors à régner parmi les conquistadores. Trois parmi eux, tenaillés par la faim, tuèrent clandestinement un cheval de l'expédition pour se rassasier. Ayant été pris en flagrant délit d’hippophagie, ils furent condamnés par le chef de l'expédition, le Capitan Mendoza, à être pendus. Le soir de l’exécution, les corps des suppliciés se balançaient au gibet, mais le lendemain matin il n'y pendait plus que des squelettes, des os sans viande. Ils furent "anthropophagés" par leurs frères d'armes, lit-on dans une histoire écrite par F.A.Kirkpatrick, et intitulée LOS CONQUISTADORES ESPAÑOLES, éditions Espasa-Calpe, Madrid 1960, pages 213 à 216.
De ces historiettes, Basile Y. en a plein la besace à l'instar de cet autre cas d'anthropophagie : le gouverneur de Cuba Diego de Velazquez envoya en 1528 un de ses lieutenants, Panfilo de Narvaez, explorer la Floride pour voir si c’était un bon terrain de chasse à l'Indien. Mais l'expédition fut un désastre, comme tout ce qu'avait entrepris ce Narvaez. Comme, par exemple, sa tentative de faire prisonnier le conquistador Cortés, concurrent du conquistador Velazquez, qui se solda par sa propre mise aux fers. D’autant que les Indiens de ce coin n'étaient pas les "douces brebis" des Antilles, comme les avait appelés Las Casas. Laissant les détails de côté, Basile s'empresse de nous rapporter ce qu'écrit au sujet de cette anthropophagie un des survivants de l'expédition :
"Cinq chrétiens (c'est à dire cinq espagnols ) qui étaient installés sur la côte, arrivèrent à une telle extrémité qu’ils se mangèrent les uns les autres, jusqu’à ce qu'il ne resta qu'un seul survivant, lequel étant seul n'avait plus personne à manger. Ils s'appelaient Sierra, Diego Lopez, Corral, Palacios, Gonzalo Ruiz". (Alvar Núñez Cabeza de Vaca, NAUFRAGIOS Y COMENTARIOS, éditions Espasa-Calpe (colleción Austral, Madrid 1971, page 41)Et on lit plus loin :
"...ceux qui mouraient, les autres les mettaient en pièces pour les manger et le dernier mort fut Sotomayor, qu’Esquivel mangea pour s’en nourrir, jusqu’au premier mars..." (Alvar Núñez Cabeza de Vaca, NAUFRAGIOS Y COMENTARIOS, éditions Espasa-Calpe (colleción Austral, Madrid 1971, page 41)Tout cela est atroce. Mais qu'allaient-ils faire en cette galère? Quel mal leur avaient fait les Indiens pour qu'ils aillent les tourmenter autant? Pourquoi ne se sont-ils pas nourris comme les Indiens, comme avait fait le sympathique auteur de cette chronique?
l’Organisation internationale de
la Francophonie passe, malicieusement, pour une structure dédiée aux stratégies d’influence de Paris, surtout en direction de l’Afrique. Cette organisation va servir au départ d'outil bien
aiguisé pour imposer la langue française comme unique moyen de communication dans les pays précédemment colonisés par la France, avant de s'hériger en un instrument de ménace et d'ingerence aux
affaires des pays africains nouvellement indépendants. Le temps faisant son chemin, l'Afrique avec, les vraies intentions diaboliques de l'OIF vont se dessiner avec grande précision. Il sera
loisible de constater avec quelle habileté la France via cette organisation fait pression sur les décisons éducationnelles et cultures de l'élite africaine soucieuse de mettre leurs pays
respectifs sur le chemin de dévéloppement en repanssant les plaies de la colonisation française et en optant pour une restitution d'une identité africaine, gage de toute émancipation culturelle,
intellectuelle et sociale. Tous ces efforts seront vains, car la toute puissante France usera de son outil malfaisant: la francophonie. Elle mettra à mal toutes les véléités des Etats
africains à sortir des difficultés dans lesquelles ils se noient. En fait, l'OIF était une doublure de la plus grande organisation mafieuse étatique, la françafrique, dont la france
était l'instigatrice et la bénéficiaire avec la complicité du président Ivoirien Houphouet. Tandis que cette dernière s'occupait de mettre toute la vie politique des pays africains sous controle
de la France d'une part, et d'organiser le pillage de leurs ressources d'autre part, l'OIF devait s'occuper de la destruction de l'identité culturelle africaine en soumettant sous contrainte tous
les pays à la culture français. Ils l'ont fait avec beaucoup de succès gràce à monsieur Leopold Senghore qui fut l'instigateur de cet organe d'aliénation culturelle. Gràce au pays d'Afrique
parlant français comme langue officielle, le Français est retenu parmi les langues importantes de l'ONU et occupe la 3e place des langues les plus parlées de la planète derrière l'anglais et le
Chinois, suivie de très près par l'espagnole.
, le rendez-vous s'est articulé autour de quatre enjeux: démocratie et état de droit;
gouvernance et solidarité économique; environnememnt; langue française.
l’organisation évolue, passant d'une organisation para étatique dont la France était le cœur, à une nouvelle
francophonie détachée de la France. On sort, en théorie, d’une organisation dominée par le principe de l’Etat national.
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